Le commun, l’organisation et l’individu

 

En cours de rédaction

Introduction

Il apparaît que la société, les organisations et les individus se trouvent à un croisement des chemins qui exigent une refonte de la conception que nous nous faisons de notre environnement. Ce moment historique est marqué par l’incertitude et le doute. Dans certains domaines, des initiatives nouvelles ouvrent la porte à l’espoir, dans d’autres domaines nous observons une montée de la violence et une nostalgie d’une autorité perdue.

Dans cette réflexion, j’entends poser une proposition de fondement de la pensée qui puisse permettre une réorganisation de la conception que nous nous faisons du monde, de notre participation aux activités collectives sous toutes ses formes, ainsi qu’une proposition de conception de l’individu.…

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Eloge du Carburateur – Matthew B. CRAWFORD

À partir du récit de son étonnante reconversion professionnelle, un brillant universitaire américain devenu réparateur de motos livre dans cet ouvrage aussi intelligent que drôle l’une des réflexions les plus fines sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales. Ce grand succès de librairie, devenu un classique, paraît enfin en poche.

 » La génération actuelle de révolutionnaires du management considère l’éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l’exemple du consultant en gestion, vibrionnant d’une tâche à l’autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique.…

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La société vue du don – Philippe CHANIAL

Le don fait-il encore société ? Ou, du moins, contribue-t-il encore à certains de ses ressorts essentiels ? Est-il toujours actuel ? En apparence, non. Les sociétés anciennes se sont pensées dans le langage du don mais nous, modernes, parlons un tout autre idiome, celui de l’intérêt notamment. Peut-être nous arrive-t-il encore, dans l’intimité et dans nos relations personnelles, de donner, mais il semble bien illusoire, et surtout bien naïf, de considérer que le don serait toujours au cœur de nos sociétés contemporaines et qu’il contribuerait encore à nourrir liens, échanges et identités sociales.…

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Anthropologie du don – Alain CAILLÉ 

Marcel Mauss, neveu et héritier spirituel de Durkheim, initiateur de l’ethnologie scientifique française, est universellement connu comme un des grands noms de la tradition anthropologique. Aucune discussion sur le don, qu’il s’agisse du don pratiqué dans les sociétés archaïques ou du don des modernes, ne peut ignorer son célèbre Essai sur le don. Mais, pour Alain Caillé et les auteurs regroupés autour de la Revue du MAUSS, si l’Essai est le texte le plus important de toute l’histoire des sciences sociales, c’est parce qu’il contient bien plus encore.…

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Ce qui circule entre nous : Donner, recevoir, rendre – Jacques-T Godbout 

La pensée dominante assure que ce qui circule entre les hommes se définit essentiellement par l’échange marchand. Or le lien social n’est pas seulement fait de calculs et d’intérêts réciproques. Fondateur de la pensée libérale, Adam Smith l’avait pressenti il y a deux siècles, et avançait le concept de sympathie, puissant ressort de l’action humaine que les neurosciences mettent aujourd’hui en évidence. Plus tard, c’est Marcel Mauss qui posera les bases théoriques d’une véritable pensée du don.
Sur le bénévolat, le don d’organes, certes; mais aussi sur la famille, l’art, la justice et même, pourquoi pas, la rationalité instrumentale; sur la théorie des jeux et l’analyse stratégique, que nous apprend aujourd’hui ce modèle du don ?…

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Les institutions du sens – Vincent Descombes

On a souvent considéré qu’une philosophie de l’esprit devait choisir parmi les traits distinctifs du mental celui qu’elle retiendrait pour le mettre en relief. Il ne serait pas possible de faire place dans une même philosophie aux trois faits majeurs : l’intentionnalité du mental (on discerne les pensées de quelqu’un en disant à quoi il pense), le holisme du mental (impossible de concevoir un état d’esprit isolé du tout d’une vie mentale), la part impersonnelledu mental (les acteurs ne manifestent pas seulement des capacités mentales attachées à leurs personnes respectives, mais aussi des manières de penser communes, des institutions de sens formant ce qu’on appelle un esprit objectif).…

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La Pensée et la Raison : les oubliés entre Emotions et Actions

Dans ces quelques lignes, je veux exprimer d’une part l’espoir que font naître les expressions collectives d’une volonté de changement sociétal. Cet espoir se renforce à travers les réseaux (sociaux et autres), les mouvement sociaux, … . Il se concrétise également dans la multiplication d’initiatives de construction collectives. Mais d’autre part, je m’inquiète du peu de considération accordée à la réforme de la Pensée et de la Raison. Il est triste qu’alors que nous avançons dans le XXieme siècle, le mode de pensée soit si peu questionné si ce n’est par une minorité de chercheurs académiciens ou non.

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De la nécessité du désordre en démocratie

Dans cet article, je propose de m’appuyer sur une évaluation de dysfonctionnement démocratique partagée par de nombreux citoyens. Pour ce faire, je propose d’appliquer la conjecture de Heinz Von Foerster à la société contemporaine. La conjecture de von Foerster décrit le rapport de causalité circulaire entre une totalité (par exemple, une collectivité humaine) et ses éléments (les individus qui la composent). Elle établit que plus les relations inter-individuelles sont « rigides » plus le comportement de la totalité apparaîtra aux éléments individuels qui la composent comme doté d’une dynamique propre qui échappe à leur maîtrise alors qu’elle sera d’autant plus prédictible par un observateur extérieur.

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Donner et prendre – La coopération en entreprise – N.Alter

Ce livre aborde la principale énigme du monde du travail : la coopération. Elle est nécessaire au bon fonctionnement des entreprises, mais ne repose que sur la « bonne volonté » des opérateurs. La coopération ne s’explique en effet ni par l’intérêt économique, ni par la contrainte des procédures, ni par les normes de métier. Elle repose largement sur la seule volonté de donner : on donne aux autres parce que donner permet d’échanger et donc d’exister en entreprise.
Coopérer suppose en effet de créer des liens sociaux, par l’intermédiaire desquels circulent des biens, des informations, des services, des symboles, des rites ou des émotions, comme circulaient les dons dans les sociétés « primitives ».…

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A transdisciplinarian look on coordination and cooperation in organizations.

The management of the organizations includes coordination and co-operation. These two concepts have antagonisms: freedom and obligation, measurement and not-measurement, …. Based on anthropological and sociological studies of Bronislav Malinowski and Marcel Mauss we can distinguish two networks from separate exchanges. A network functions on the basis of circuit of the commercial type the other based on the ceremonial gift. This distinction makes it possible to highlight an overlap of loops functioning on apparently irreconcilable different criteria. While basing itself on the antagonistic logic of Stephan Lupasco and the concept of level of reality brought by Basarab Nicolescu, we connect two levels of realities reconciled by the concept of Third-included.…

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