Regard critique sur les formations aux managers basées sur les typologies psychologiques.

Il s’agit ici de contextualiser de manière bienveillante et prudente l’usage d’outils tels que le MBTI, La Process Com (PCM), … . Contextualiser consiste à tenter d’identifier le domaine de validité de l’usage de ses outils et de tenter d’identifier certaines limites. Il s’agit d’éviter d’en faire un filtre totalisant et un principe premier à la lecture de la diversité des situations qui se présentent au manager. La bienveillance vis-à-vis de ces modèles tient à leur efficacité et relative rapidité d’acquisition.…

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L’émergence et le processus d’interprétation dans l’approche systémique de l’organisation

 

Résumé

Le contexte

L’émergence est ici envisagée comme un interprétant incontournable dans le processus d’interprétation qui est initié lors de l’intervention systémique au coeur d’une organisation humaine. Nous envisageons ces interventions lorsque l’organisation fait face à des incertitudes et que la conception partagée par les observateurs est source de difficultés et irritations provoquées par le doute sur le ou les modes de fonctionnement actuel. Le choix du mot « approche » est délibéré car il ne s’agit pas ici d’appliquer une méthode, un outil de manière linéaire mais de provoquer un processus de réinterprétation de l’organisation qui doit mener via l’étonnement et la surprise à une nouvelle conception de l’organisation observée.…

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L’art de raisonner – Conférences de Cambridge (1898) – Ch. S.Peirce

Notes de lecture
 
Ch.S.Peirce a tenu une série de huit conférences à Cambridge en 1898. La cinquième conférence traite de « l’art de raisonner » envisagé comme une pratique méthodique. Dans cette conférence Peirce indique les pistes d’une discipline pour celui qui souhaite cultiver l’art de la pensée. Son exposé apparaît étonnamment moderne. En effet, il préconise une pensée qui allie une pratique de l’observation des qualités sensorielle et esthétique, de l’expérimentation et de la logique. Cette proposition présente des convergences avec des pratiques actuelles qui impliquent les trois dimensions de l’émotionnel, du corps et du mental. 
Ce texte est cohérent avec la philosophie pragmatique de Peirce mettant en relation ternaire trois catégories qui a nommée priméité pour qualité, secondéité pour le fait, tiercéité pour la loi, la règle.
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Le Raisonnement et la Logique des choses – Les Conférences de Cambridge (1898) – Ch. S. Peirce, Christiane Chauviré, Pierre Thibaud

Quatrième de couverture

En dépit, ou à cause, de son extraordinaire productivité (près de 80 000 pages manuscrites), Peirce laisse une oeuvre le plus souvent fragmentée. Le Raisonnement et la Logique des choses est donc une exception : les huit conférences qui composent ce volume ont été prononcées à Harvard en 1898 ; elles constituent l’introduction la plus accessible, la plus complète et la plus systématique possible à la philosophie de Peirce. Il y développe : ses idées sur la nature de la philosophie (dont le tour anti practicaliste et antimatérialiste surprendra plus d’un lecteur habitué aux pragmatismes d’un James ou d’un Dewey) ; ses réflexions majeures en matière de logique formelle (fondateur, au même titre que Frege, de la logique moderne, par ses travaux sur la quantification et les relations, Peirce ouvre pourtant une autre voie à la logique, beaucoup plus « sémantique » et axée sur le rôle de l’intuition et de l’expérimentation par images – ou graphes – dans le raisonnement) ; et il marque son insistance, enfin, sur la nécessité de la métaphysique et d’une cosmologie évolutionnaire en accord avec les sciences et les mathématiques (à partir, notamment, d’un traitement particulier du continu, tel qu’il est aujourd’hui remis à l’honneur).Cette œuvre est précédée d’une longue introduction à la fois biographique et philosophique de K.…
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Charles S. Peirce’s Evolutionary Philosophy (Carl R.Hausman)

Dans cette introduction systématique à la philosophie de Charles S. Peirce, l’auteur se concentre sur quatre des conceptions fondamentales de Peirce:

  • le pragmatisme et le développement de Peirce dans ce qu’il a appelé le «pragmaticisme»;
  • Sa théorie des signes;
  • Sa phénoménologie;
  • Et sa théorie selon laquelle la continuité est primordiale pour la philosophie.

Il soutient qu’au centre du projet philosophique de Peirce se trouve une forme unique de réalisme métaphysique, où la continuité et le changement évolutionniste sont tous deux nécessaires à notre compréhension de l’expérience.…

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La société vue du don – Philippe CHANIAL

Le don fait-il encore société ? Ou, du moins, contribue-t-il encore à certains de ses ressorts essentiels ? Est-il toujours actuel ? En apparence, non. Les sociétés anciennes se sont pensées dans le langage du don mais nous, modernes, parlons un tout autre idiome, celui de l’intérêt notamment. Peut-être nous arrive-t-il encore, dans l’intimité et dans nos relations personnelles, de donner, mais il semble bien illusoire, et surtout bien naïf, de considérer que le don serait toujours au cœur de nos sociétés contemporaines et qu’il contribuerait encore à nourrir liens, échanges et identités sociales.…

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Anthropologie du don – Alain CAILLÉ 

Marcel Mauss, neveu et héritier spirituel de Durkheim, initiateur de l’ethnologie scientifique française, est universellement connu comme un des grands noms de la tradition anthropologique. Aucune discussion sur le don, qu’il s’agisse du don pratiqué dans les sociétés archaïques ou du don des modernes, ne peut ignorer son célèbre Essai sur le don. Mais, pour Alain Caillé et les auteurs regroupés autour de la Revue du MAUSS, si l’Essai est le texte le plus important de toute l’histoire des sciences sociales, c’est parce qu’il contient bien plus encore.…

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Ce qui circule entre nous : Donner, recevoir, rendre – Jacques-T Godbout 

La pensée dominante assure que ce qui circule entre les hommes se définit essentiellement par l’échange marchand. Or le lien social n’est pas seulement fait de calculs et d’intérêts réciproques. Fondateur de la pensée libérale, Adam Smith l’avait pressenti il y a deux siècles, et avançait le concept de sympathie, puissant ressort de l’action humaine que les neurosciences mettent aujourd’hui en évidence. Plus tard, c’est Marcel Mauss qui posera les bases théoriques d’une véritable pensée du don.
Sur le bénévolat, le don d’organes, certes; mais aussi sur la famille, l’art, la justice et même, pourquoi pas, la rationalité instrumentale; sur la théorie des jeux et l’analyse stratégique, que nous apprend aujourd’hui ce modèle du don ?…

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